lundi 26 mai 2014

Côte d'Ivoire : 24 millions d'hectares mis à la disposition des investisseurs agricoles privés

Pour rattraper le retard en matière de financement du secteur, 24 millions d'hectares ont été mis à disposition d'investisseurs privés. Riz, café, hévéa, ils peuvent tout produire !
Pour assurer un développement équilibré et global du secteur agricole, le gouvernement a élaboré le Programme national d'investissement agricole (PNIA) pour la période 2012-2016. D'un coût estimé à 2 000 milliards de F CFA (environ 3 milliards d'euros), ce plan a pour ambition majeure de rattraper le retard accumulé ces dix dernières années en matière de financement.

Investisseurs privés
"Le PNIA permettra de créer 2,4 millions d'emplois et de sortir définitivement 6 millions de personnes de la faim et de la pauvreté", explique Mamadou Sangafowa Coulibaly, le ministre de l'Agriculture. Pour trouver les fonds nécessaires qui permettront à son secteur agricole d'atteindre 9 % de croissance par an, l'État compte s'appuyer sur les investisseurs privés. Pour cela, il prévoit de mettre à disposition des grands groupes internationaux quelque 24 millions d'hectares de terres arables.
Sur les onze projets planifiés, sept sont déjà en phase d'exécution notamment dans les filières du riz, de l'anacarde, du palmier à huile, de la banane dessert, du café et du cacao. Tout au long de l'année 2013, les responsables des grandes compagnies agro-industrielles ont fait des séjours réguliers en Côte d'Ivoire pour convaincre les pouvoirs publics de la nécessité de financer leurs projets. Des multinationales, comme le groupe Louis Dreyfus, Novel Côte d'Ivoire et Export Trading Group, se sont positionnées sur la filière riz. Dans ce secteur, la Côte d'Ivoire a produit 1 million de tonnes en 2013 et compte tripler ses volumes d'ici à 2016 grâce à des investissements massifs.
Verger
Dans les filières du café, du cacao, du palmier à huile et de l'hévéa, Nestlé, Olam, Cargill ou encore Cémoi développent de nombreux projets à travers le pays. Abidjan cherche à retrouver sa place de premier producteur africain de café, qu'il a perdue depuis plus de dix ans, et espère multiplier par trois ses volumes dans les deux prochaines années après avoir produit 100 000 tonnes en 2013. Le pays cherche également à consolider sa place de leader mondial dans le cacao. Dans ces deux secteurs, le groupe Nestlé prévoit d'investir 35 milliards de F CFA d'ici à 2020 dans le renouvellement des vergers, afin de mieux sécuriser ses approvisionnements. Jusqu'à aujourd'hui, c'est près de 513 milliards de F CFA qui ont déjà pu être récoltés pour financer le PNIA.Trois géants aux dents longues
Olam
Olam Logo
Présent en Côte d'Ivoire depuis vingt ans, le groupe singapourien Olam est un acteur important dans les filières agricoles du pays. Son champ d'opération s'étend à plusieurs productions, comme le café-cacao, le palmier à huile, l'anacarde et le coton. En 2012, l'entreprise a inauguré dans la région de Bouaké la plus grande unité de transformation d'anacarde du continent, d'une capacité annuelle de 30 000 tonnes, pour un investissement de 17 milliards de F CFA (25,9 millions d'euros). 

Dans le même temps, Olam a monté une usine de transformation de fèves de cacao de 30 milliards de F CFA à San Pedro. Dans les oléagineux, grâce à son partenariat capitalistique avec le groupe agro-industriel Sifca, il élabore également plusieurs projets dans l'huile de palme. Au cours de ces trois prochaines années, Olam prévoit d'investir plus de 100 milliards de F CFA en Côte d'Ivoire. 


Cargill

cargill logo DR Implanté dans le pays depuis la fin des années 1990, Cargill West Africa multiplie les projets dans la filière cacao. De 2011 à 2013, le géant américain, en partenariat avec l'Agence nationale de développement rural (Anader), a investi 1,8 milliard de F CFA dans la formation de 60 000 producteurs de cacao issus de 100 coopératives. Cargill prévoit également de distribuer plus de 600 000 plants de cacao à très fort rendement pour renouveler le verger ivoirien. 

Leader incontesté dans le négoce du cacao, le groupe agro-industriel envisage par ailleurs d'investir dans l'huile de palme. Étalé sur cinq ans, son plan de développement, estimé à 200 milliards de F CFA, prévoit la création de plantations industrielles de palmiers à huile sur une superficie de 50 000 hectares, ainsi que l'implantation d'une usine de transformation. Mais les investissements, qui devaient être débloqués avant la fin de l'année 2012, tardent, notamment à cause de la mise à disposition des terres. Cargill ne désespère pas de pouvoir prochainement réaliser ce projet, qui pourrait créer 50 000 emplois.

Louis Dreyfus

louis deyfrus logoSpécialisé dans le négoce du riz et dans les engrais depuis une cinquantaine d'années en Côte d'Ivoire, le groupe franco-suisse Louis Dreyfus Commodities (LDC) connaît très bien le contexte local. Le 31 janvier 2013, Margarita Louis-Dreyfus, la présidente du groupe, s'est déplacée à Abidjan pour signer avec le gouvernement ivoirien un accord prévoyant la création de rizicultures dans le nord du pays, dans les régions du Poro, du Tchogolo et de la Bagoué. Dans le cadre de cet accord, LDC s'est engagé à investir 30 milliards de F CFA dans la culture de riz. 

Le document prévoit également la mise à disposition d'environ 100 000 à 200 000 hectares de terres irrigables pour la production de 300 000 tonnes de riz paddy. Un projet qui devrait bénéficier à 60 000 producteurs, encadrés par le négociant. Pourtant, depuis la conclusion de l'accord en 2013, le projet n'a toujours pas démarré, LDC restant dans l'attente de la finalisation des procédures administratives avec le gouvernement.

La Côte d'Ivoire, un investissement sûr

Après une décennie de violences, le régime du président Alassane Ouattara compte sur l’agriculture dont le pays tire un tiers de la richesse nationale pour se positionner aussi comme base arrière et fournisseur de l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.


La Côte-d’Ivoire est le premier producteur et exportateur mondial de cacao, de noix de cajou et de cola, le premier producteur africain de bananes, le deuxième pour l’huile de palme et le troisième pour le coton et le café. Il s’agit maintenant de développer la transformation et donc la valorisation de ces productions, insiste M. Coulibaly.


"Nous avons plusieurs dizaines de projets", résume le ministre. Et un cadre d’investissements prévus pour 2.040 milliards de FCFA entre 2010 et 2016 (6 milliards de dollars, 4,3 milliards d’euros) dont 60% issus du secteur privé.

"A ce jour, 37% (745 milliards de FCFA) ont déjà été exécutés", indique-t-il. Le secteur, qui assure 70% des recettes à l’export et emploie deux tiers de la population active, y gagnerait envion 400.000 emplois supplémentaires.


Le programme national d’investissement agricole (PNIA) prévoit de porter la croissance du secteur à 9% d’ici 2020 pour réduire la pauvreté de moitié par rapport à 2008 et garantir la sécurité alimentaire du pays: par exemple en triplant la production de riz d’ici 2016, à 1,9 million de tonnes, pour répondre aux besoins.

Les prévisions portent aussi sur les grandes cultures commerciales avec des objectifs chiffrés précis : doubler l’hévéa (à 600.000 t) et le coton d’ici 2020, l’huile de palme dans 10 ans (à 3,5 Mt) et, pour le cacao qui compte pour 40% des recettes d’export (et 40% du total mondial), passer de 1,3 million de t à 2 millions en 2020. "Dont 50% transformés sur place", insiste le ministre.


Un accord passé ce mois-ci avec le groupe de chocolat français Cémoi dont 70% de l’approvisionnement est ivoirien porte précisément sur la construction d’une usine en Côte d’Ivoire: l’investissement du groupe, de 6 millions d’euros selon son PDG Patrick Poirier, vise "clairement à atteindre le marché ouest-africain". "En 2013, 400 tonnes de produits (chocolatés) ont été vendus rien que sur le marché d’Abidjan" relève-t-il.

- Garot: "il faut y aller" -


Pour convaincre d’autres entrepreneurs, réunis mardi matin au Salon, le ministre fait aussi valoir la loi agricole qui entend en premier lieu sécuriser le foncier, sur un continent où les droits de propriété sont souvent mal établis ou respectés.

"La loi agricole de 1998 a reconnu le droit coutumier. Elle donnait dix ans aux propriétaires pour faire reconnaître et certifier leurs droits mais en raison de la situation politique nous l’avons prolongée de 10 ans ", explique M. Coulibaly.

La loi distingue les droits du propriétaire de ceux de l’exploitant qui signe "pour une période convenue de rentabilisation et ne pourra être chassé", jure-t-il.


Simultanément, l’Etat se réserve le droit de signer des baux de 99 ans à des investisseurs étrangers sur les terres qui lui appartiennent - dont le ministre n’a su préciser la superficie. Et prévoit la mise en valeur de 100.000 ha de terres en zones humides pour la production de riz. "Seules 40% des terres arables du pays sont valorisées", note-t-il.


Enfin, M. Coulibaly a annoncé le lancement imminent d’un marché ivoirien des matières premières agricoles, excluant le cacao déjà bien structuré mais privilégiant les cultures vivrières, avec des entrepôts de stockages, pour corriger les forts déséquilibres entre les régions.


Pour le ministre français de l’Agroalimentaire Guillaume Garot, en visite
sur place courant février, pas de doute: "Il faut y aller".


"Les Ivoiriens ont une envie de France, ils nous l’ont dit à tous les niveaux", assure-t-il. "Outre les liens naturels, historiques et la francophonie avec la Côte d’Ivoire, l’Afrique est le continent du 21e siècle.

INVESTIR DANS LE PALMIER A HUILE

GENERALITES SUR LE PALMIER A HUILE
Le palmier à huile ou Elaeis Guineensis est une plante oléagineuse originaire de la région du Golf de Guinée.
Le palmier à huile a connu un développement fulgurant  en Côte d’Ivoire  à partir des années 1960 avec les 2 plans palmier qui ont permis la création d’environ 75 000 ha de plantations villageoises.
Le palmier à huile est un arbre largement cultivé pour ses fruits et ses graines riches en huile, à usage alimentaire et industriel. Il produit 5 à 7 fois plus d'huile à l'hectare que l'arachide. La pulpe du fruit donne de l'huile de palme de couleur rouge. L'huile de palme est l'huile végétale la plus consommée au monde et l'huile de palme brute est le produit le plus riche en B-carotène. L'amande des fruits donne de l'huile de palmiste. De plus, la sève du palmier à huile, recueillie dans des vases, fermente rapidement et donne du vin de palme. Ses feuilles ont aussi de multiples usages (toiture, clôture, vannerie etc…).
CONDITIONS CLIMATIQUES
Le palmier à huile est une plante de soleil et d'eau à croissance continue, qui requiert les conditions climatiques suivantes :
  • Exposition solaire optimale de 2 000 Heures par an soit une moyenne mensuelle de 165 H ;
  • Pluviométrie optimale de 1 800 mm de pluie par an soit
    150 mm/mois ;
  • Hygrométrie : l'humidité moyenne mensuelle doit être supérieure à 75% ;
  • Température annuelle moyenne de 26°Cavec une température minimale absolue de 18°C ;
  • Sols : le palmier à huile a besoin d'un sol profond, meuble et perméable,  avec un bon pouvoir de rétention en eau.

Mise en place d’une plantation de palmier à huile
L’investissement initial pour la création d’une plantation de palmier à huile est d’environ 1,2 Millions / ha pour les 3 années de la phase immature.
ACTIVITESANNEE N1ANNEE N2ANNEE N3TOTAL
A/ Préparation terrain    
1/ Délimitation10 000  10 000
2/ Abattage sous-bois + bois moyens25 000  25 000
4/  Ébranchage10 000  10 000
5/ Premier brûlage5 000  5 000
6/ Tronçonnage (scie + carburant + lubrifiant)25 000  25 000
7/ Ratissage + 2ème brûlage25 000  25 000
Sous-Total Préparation terrain100 000  100 000
     
B/ Mise en place    
1/ Semis de la plante de couverture par piquets2 000  2 000
2/ Coupe piquets + piquetage7 000  7 000
3/ Trouaison7 000  7 000
5/ Transfert des plants de pré-pépinière10 000  10 000
6/ Distribution des plants de pré-pépinière4 500  4 500
7/ Mise grillage de protection3 500  3 500
Sous total mise en place34 000  34 000
     
C/ Fournitures (autre que l'outillage)    
1/ Plants de pré-pépinière plantables140 000  140 000
2/ Plante de couverture5 000  5 000
3/ Grillage50 000  50 000
4/ Engrais25 00025 00025 00075 000
5/ Produits phyto68 00010 00010 00088 000
 Sous total fournitures288 00035 00035 000358 000
1/  Ronds manuels (Main d'oeuvre + outillage)21 00037 00037 00095 000
2/ Rabattage9 00018 00018 00045 000
3/ Toilettage  4 0004 000
 Sous total entretien30 0005500059000144 000
TOTAL GENERAL452 00090 00094 000636 000
     
D/ Travaux spécifiques    
1/ Accès  (60 m de piste par hectare)420 00000420 000
2/ Drainage (terrain hydromorphe)100 00000100 000
 Sous Travaux spécifiques520 00000520 000
     
TOTAL GENERAL + SPECIFICITES972 00090 00094 0001 156 000

Rentabilité d’une exploitation de palmier à huile
ANNEERENDEMENT(T/Ha)PRIX DU Kg DU REGIME DE PALME(M FCFA/T)CHIFFRE D'AFFAIRE
(M FCFA/Ha)
CHARGES D'EXPLOITATION(M FCFA/Ha)MARGE(M FCFA/Ha)
344518054126
474531594,5220,5
51045450135315
61245540162378
71245540162378
81345585175,5409,5
91345585175,5409,5
101445630189441
111445630189441
121545675202,5472,5
131545675202,5472,5
141645720216504
151745765229,5535,5
161645720216504
171445630189441
181445630189441
191445630189441
201345585175,5409,5
211245540162378
221245540162378
231245540162378
241245540162378
251245540162378
Une plantation de palmier à huile exploitée dans les conditions optimales est susceptible de générer des revenus pouvant atteindre 500 000 F CFA/Ha par an.

Côte d'Ivoire : Investir

Les IDE en chiffres

Dans un contexte où les flux d’IDE au niveau mondial ont progressé de 10,9% en 2013, en particulier en Europe (+25,2%) et en Amérique Latine (+17,5%), leur part destinée aux pays en voie de développement aura atteint un nouveau sommet de 759 milliards d’USD. Les EDI vers le continent africain ont augmenté de 6,8% en 2013.
Plus d'une décennie de crise a lourdement touché l’économie ivoirienne, qui reste toutefois la première de l’Union économique et monétaire ouest africaine et la seconde de toute l’Afrique de l’ouest après le Nigéria. La Côte d'Ivoire demeure une destination privilégiée pour les investisseurs étrangers dans la région.

La situation politique a poursuivi sa stabilisation au cours de l'année 2013 ce qui a affecté positivement les flux d'IDE (qui sont toutefois restés assez faibles, juste en dessous de la barre des 500 millions USD). La France demeure le principal investisseur étranger en Côte d'Ivoire, bien qu'elle soit de plus en plus concurrencée par la Chine qui a fait une percée remarquable sur le continent africain ces dernières années.
Des informations concernant les flux effectifs d’IDE en 2013 sur cette région du monde peuvent être consultées sur le Global Investment Trade Monitor publié en janvier 2014 par la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED).
 

Comparaison internationale de la protection des investisseurs

 Côte d'IvoireAfrique sub saharienneEtats-UnisAllemagne
Index de transparence des transactions*6,05,07,05,0
Index de responsabilité des managers**1,04,09,05,0
Index de pouvoir des actionnaires***5,09,05,0
Index de protection des investisseurs****3,34,58,35,0
Source : Doing Business - dernières données disponibles.
Note: *Plus l'index est grand, plus les transactions sont transparentes. **Plus l'index est grand, plus les managers sont personnellement responsables. *** Plus l'index est grand, plus les actionnaires ont le pouvoir de défendre leur droit. **** Plus l'index est grand, plus la protection des actionnaires est importante.
 
Investissement Direct Etranger201020112012
Flux d'IDE entrants (millions USD)339286478
Stocks d'IDE (millions USD)6.9787.0247.653
Indicateur de performance*, rang sur 181 économies150152-
Indicateur de potentiel**, rang sur 177 économies-141-
Nombre d'investissements greenfield***222
IDE entrants (en % de la FBCF****)17,715,515,2
Stock d'IDE (en % du PIB)30,429,131,9
Source : CNUCED - dernières données disponibles.
Note : * L'indicateur de Performance de la CNUCED est basé sur un ratio entre la part du pays dans le total mondial des IDE entrants et sa part dans le PIB mondial. ** L'indicateur de Potentiel de la CNUCED est basé sur 12 indicateurs économiques et structurels tels que le PIB, le commerce extérieur, les IDE, les infrastructures, la consommation d'énergie, la R&D, l'éducation, le risque pays. *** Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère. **** La formation brute de capital fixe (FBCF) est un indicateur mesurant la somme des investissements, essentiellement matériels, réalisés pendant une année.
Pourquoi choisir d'investir en Côte d'Ivoire
Les points forts
Les principaux atouts du pays sont :
- Une main d'oeuvre qualifiée ;
- Un sous-sol riche et un climat propice à l'agriculture.
La Côte d'Ivoire est également une place financière d'importance en Afrique de l'ouest.
Les points faibles
Les principales faiblesses du pays sont :
- Son niveau d'endettement, très élevé ;
- L'instabilité politique ;
- Les lourdeurs bureaucratiques ;
- Des problèmes de corruption ;
- Le mauvais état des infrastructures.
La Côte d’Ivoire est aussi l’un des pays les moins compétitifs au monde. En 2009, le pays a été classé 110ème sur 134 pays selon l’indice de compétitivité mondiale du Forum économique mondial.
Les mesures mises en place par le gouvernement
Le gouvernement ivoirien a mis en place un certain nombre de mesures pour promouvoir l'investissement étranger :
- Mise en place d'un guichet unique pour la création d'entreprises ;
- Une plus grande protection des investissements ;
- Un programme de grands travaux au niveau des infrastructures de transport, avec notamment la privatisation de la ligne de chemin de fer Abidjan - Ouagadougou.

Face au défi du développement économique, la Côte d’Ivoire s’est engagée à faire du secteur privé le moteur de sa croissance dans les années à venir. Ainsi, les autorités ont récemment mis en place d’importantes mesures d’allègement fiscal pour créer les conditions d’une relance durable du secteur privé. En dépit de ces mesures, le secteur privé considère que la fiscalité des entreprises demeure encore très contraignante et que le climat des affaires reste peu favorable à l’investissement. Pour plus d'information, vous pouvez consulter le sitePerspectives économiques en Afrique.
Les conventions bilatérales d'investissement signées par la Côte d'Ivoire
Plus d'informations sur Investir en Zone Franc.

Côte d'Ivoire: Alliance RHDP, un conseiller de Ouattara dénonce le double jeu du PDCI

Actualités - Côte d'Ivoire

Abidjan le 25 mai 2014 © koaci.com – Le président des atchan du Rassemblement des républicains (RDR) par ailleurs conseiller du président de la république,Agbahi Félicien Rechercher Agbahi Félicien se dit offusqué face au comportement des parlementaires du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) et de certains militants de cette formation politique. 

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Côte d'Ivoire: Alliance RHDP, un conseiller de Ouattara dénonce le double jeu du PDCI
Il soupçonne les militants de ce parti de mener des campagnes tendant à rompre l'alliance des Houphouëtistes. 

Ce dernier fait allusion au comportement que cet allié a adopté à quelques jours de l'adoption du texte sur la nouvelle Commission électorale indépendante (CEI Rechercher CEI ). 

Dans une lettre adressée au secrétaire intérimaire duRDR Rechercher RDR dont la rédaction de Koaci.com a eu copie, le conseiller du président de la république,Alassane Ouattara Rechercher Alassane Ouattara condamne le comportement de cet allié et appelle les militants de son parti a la remobilisation. 

"En novembre 2012, lors du vote de la loi portant mariage, ses députés ont bloqué les travaux refusant même d’adopter le texte. Il a fallu l’intervention du Chef de l’Etat pour trouver une issue favorable à cette impasse. Aujourd’hui encore, où il est question de la recomposition de la Commission Electorale Indépendante (CEI), les mêmes jouent à un jeu trouble. J’en veux pour preuve leur rencontre avec le FPI pour dit-on, prendre l’avis de l’opposition, je ne parlerai même pas du ballet que ces parlementaires ont offert lors des débats en commission, de la loi sur la commission électorale indépendante (CEI), Il est vrai que le mandat du député est impératif, mais il n’en demeure pas moins vrai, qu’à pareilles circonstances, nos groupes parlementaires se rapprochent pour avoir des positions communes, plutôt que de se livrer à ce spectacle affligeant que nos alliés nous donnent à voir à ces occasions," explique Agbahi Félicien.

"A la vérité, c’est parce que nous cogérons le pouvoir avec d’autres forces politiques, que nous avons peine à satisfaire leurs besoins d’ordre sociaux. Et je crois que pour y parvenir, il faudra dès cet instant que leRDR Rechercher RDR prenne résolument son destin en main. Ceux des alliés qui auront fini de tergiverser et qui voudront prendre le train de cette marche irréversible vers le succès, seront les bienvenus,"a-t-il ajouté. 

L'une des forces duRHDP Rechercher RHDP étant selon lui, la concertation, le conseiller du président ivoirien trouve inconcevable que l’un des alliés aille rencontrer l’adversaire pour le consulter et prendre son avis. 

"Pour ma part, je crois que ces personnes demeurent dans une logique de boycott de l’alliance. D’ailleurs, elles restent dubitatives et se perdent en conjectures sur la possibilité d’une candidature unique au sein du RHDP," a - t - il martelé. 

Militant pour une candidature unique au sein duRHDP Rechercher RHDP lors des élections de 2015, ce conseiller du président ivoirien s' interroge sur les sorties de son allié.

"Certains de ces élus et cadres font des sorties que je qualifierai d’hasardeuses dans une totale cacophonie, remettant même en cause notre gestion commune des affaires. Ils oublient malheureusement qu’ils sont aussi comptables de la gestion du Président Alassane Ouattara. D’autre part, certains élus ignorent qu’ils l’ont été la plupart du temps dans des localités où ils ne pouvaient l’être sans le soutien du RDR. C’est pourquoi, je comprends difficilement la récurrence de leurs agissements, en dépit de l’autorité, la sagesse et la clairvoyance du Président Bédié qui les appellent par momentanément à la retenue," a déclaré le président des atchan du RDR. 

Selon lui, leRDR Rechercher RDR risque d’être abandonné par "ces alliés de nouveau genre", à un moment décisif de leur marche commune. 

"En tout état de cause, j’aimerai vous que vous remobiliser davantage vos troupes et à les remettre en ordre de bataille. Aussi, aimerais-je vous rappeler que depuis 1993, leRDR Rechercher RDR n’a eu besoin de personne pour mener ses combats héroïques. Au contraire nous avons fait l’amère expérience du Front Républicain. C’est pourquoi, nous ne saurions accepter aujourd’hui, ce qui ressemble visiblement à un chantage éhonté. Je tiens à préciser qu’un mariage se contracte à deux et que lorsque l’un des conjoints ne s’y sent plus, il faut lui rendre sa liberté. Dans le cas échéant, il nous faut compter, sur nos propres capacités et elles sont grandes et réelles pour la victoire du président Alassane Ouattara, " a - t - il conclu.

L'or africain


C'est un véritable business qui ne dit pas son nom qui se développe autour de l'or au niveau des sites d'orpaillage traditionnel. Des gens investissent dans l'or en finançant des orpailleurs. Une fois les recherches concluantes, ils partagent les recettes. «Je viens de Dakar il y a quelques jours. Je suis venu ici pour financer des projets. Il y a des jeunes qui peuvent creuser des puits pour rechercher de l'or, mais ils n'ont pas de quoi manger.
Le financement consiste à assurer et prendre en charge la restauration pour quatre à six jeunes. Je leur donne de quoi manger tous les jours et eux s'activent au niveau des puits. Quand ils trouvent de l'or, nous partageons les recettes après la vente. Le financement se fait en fonction de l'unité de mesure qui est la taille d'un homme debout, les mains en l'air ("kéélo" en bambara)», renseigne un habitant de Kharakhéna établi à Dakar.
Le marché de l'eau
La vente d'eau rapporte au niveau des sites d'orpaillage, surtout en cette période de canicule et compte tenu que c'est le liquide précieux qui est utilisé pour le traitement des rochers. Le bidon de 20 litres d'eau de puits est vendu à 200 F Cfa l'unité là où l'eau de la pompe est échangée contre 500 F Cfa. Or, par exemple à Kharakhéna, il n'y a qu'une seule pompe pour alimenter tout le village. Ce qui pose problème. Vu la ruée vers ce nouveau site, l'approvisionnement en eau des populations devient de plus en plus difficile. Suffisant pour que les populations en appellent à «multiplier les pompes» pour étancher leur soif.
L'alcool et la prostitution
L'alcool coule à flots dans les sites d'orpaillage. Un tour au niveau des habitations de fortune faites de crintins couverts de pailles, qui servent de logement aux orpailleurs permet de s'en rendre compte. Par exemple à Kharakhéna, un bar est tenu par des Nigérians. Tout juste derrière, un monticule de bouteilles et cannettes vides de boissons alcoolisées en dit long sur l'ampleur de la consommation de liqueur. Pis, ces récipients jetés sont visibles un peu partout le long des ruelles et derrière les concessions.
Aussi se développe la prostitution. Mieux, des orpailleurs, après avoir touché au «jackpot», n'hésitent pas à s'attacher les services de filles de joie pendant plusieurs jours. Ici, des diouratiguis prennent en «location» des prostituées qui sont mises à leur disposition une ou deux semaines durant, c'est selon, moyennant un ou plusieurs millions de FCfa.
Le solaire
Faute d'électricité dans quasiment tous les sites traditionnels d'orpaillage, les populations ont recours à l'énergie solaire pour illuminer les maisons. Ce qui fait que partout, des panneaux solaires sont exposés et destinés à la vente.
La ruée vers les deux roues
Aussi du fait de la mobilité difficile dans la région et de l'éloignement des sites d'orpaillage par rapport aux villages, les «diouratiguis» se paient des motos dès l'écoulement de l'or. Elles sont utilisées pour le convoyage de sacs de sable aurifère et même comme moyen de transport de personnes (tricycles) des sites d'orpaillage au village, distant des fois de plus d'un km. Ce qui fait que la vente des deux roues (vélos et grosses motos) et tricycles est un commerce florissant dans la zone. Partout ces engins sont exposés. Certains préfèrent aller au Mali voisin où la moto coûte 400 mille FCfa. Le dédouanement leur revient à 100 F Cfa l'unité.
Des forgeronsse frottent les mains
Les sites d'orpaillage, c'est aussi d'autres petits métiers connexes. Ainsi, les diouratiguis utilisant des moyens rudimentaires et matériaux locaux (piques et pioches, petites houes, brins, etc.) des forgerons trouvent là un créneau à exploiter. M. Barry, est l'un d'eux. Il a quitté sa Guinée natale pour s'installer au niveau du site d'orpaillage de Kharakhéna. «Ici la règle c'est le marchandage. Je vends mes produits à 3000 et 3500 F Cfa le matériel ou plus, selon l'article choisi», confie-t-il.